Eliana Machado

 

Bonjour à tous. Bienvenus sur la page de l’écrivaine franco-brésilienne Eliana Machado.

Certains d’entre vous me connaissent peut-être déjà un peu. Permettez-moi de me présenter à ceux qui ne me connaissent pas encore et cela dans l’ordre des évènements.

J’ai toujours vécu en ayant à l’esprit un monde imaginaire. Enfant, ma cour de prédilection pour jouer était le théâtre. Depuis toute petite, j’accompagnais mon père dans un lieu mythique où un demi-siècle auparavant avait eu lieu la Semaine de l’Art moderne, le Théâtre Municipal de Sao Paulo, et où il gagnait notre pain quotidien en chantant de l’opéra. Pendant qu’il travaillait, je restais dans les coulisses en assistant au va-et-vient des artistes. Et quand ils avaient besoin d’enfants pour la figuration, je jouais alors aussi le personnage. Dans le labyrinthe du sous-sol du théâtre, je flânais dans des couloirs étroits, percevant à l’intérieur des loges cet univers baroque habité par des acteurs maquillés à outrance et vêtus avec des habits anachroniques ; je rêvais quelquefois que j’étais une de ces sublimes ballerines, qui se pavanaient dans leurs tutus, ou comme un des musiciens de l’orchestre symphonique, qui, pour l’enfant que j’étais, jouait des instruments aussi extravagants que les bassons, contrebasses et tubas.

De l’univers de l’enfance, je suis passée à la littérature pendant l’adolescence. J’ai commencé à écrire des petites histoires, probablement influencées par la lecture répétée de deux collections présentes dans notre bibliothèque : Anthologie illustrée du folklore Brésilien et Contes et légendes des frères Grimm. La majorité de mes premiers écrits ont été égarés durant les déménagements de la famille ou ils ont tout simplement été jetés à la poubelle par ma mère, dont la bonne intention était d’éviter la prolifération des mites et des cafards dans la maison. Ces derniers furent mes premiers « lecteurs ».

Lors du dernier déménagement de mes parents en 2015, j’ai découvert que les papiers du passé n’avaient pas tous étés « recyclés » : un diplôme d’honneur datant des années 70 et reçu à l’occasion d’un concours promu par le Secrétariat de l’Éducation avait été sauvé. Le travail de la jeune lauréate portait sur le respect de l’environnement, un sujet qui déjà à cette époque-là occupait ses pensées. De la prose, je suis passée à la poésie. À seize ans un de mes poèmes fut lu sur une des radios locales. Il s’agissait d’un poème requiem dédié à mon amie d’enfance, décédée tragiquement.

À la fin de l’adolescence, certains de mes passe-temps favoris, à part écrire et observer la vie des insectes, étaient la lecture des biographies d’auteurs brésiliens réputés. J’étais émerveillée par les parcours de chacun d’entre eux, autant par leurs succès que par leurs échecs. J’ai compris alors que ce serait une mission presque impossible que de gagner ma vie en étant écrivaine de profession.

Pendant ma formation en lettres, espagnol, portugais et russe à l’Université de Sao Paulo (USP), je donnais des cours de portugais et d’espagnol dans l’enseignement public et privé. J’ai reçu diverses bourses d’études de gouvernements étrangers, mais ce fut celle de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) qui m’a amenée à Madrid en janvier 1993. C’est ainsi que je suis venue en Europe. Du pays de Don Quichotte, je rejoignais celui de Victor Hugo, où j’ai obtenu un doctorat en Littérature en 2001. Trois ans plus tard, j’ai été reçue à un concours de la fonction publique en France et je suis devenue professeure de français et d’espagnol. L’année suivante, j’ai commencé à enseigner l’espagnol dans la Principauté de Monaco, où j’exerce toujours à ce jour.

Parallèlement à mon travail de professeure, j’ai commencé à traduire des romans brésiliens contemporains jusqu’à ce que je décide qu’il était bien temps de publier mes propres productions. De-ci de-là, entre prose et poésie j’ai publié 7 livres que vous aurez, sans doute, la curiosité de découvrir, et j’ai participé à de nombreux salons au Portugal, à Monaco, en Suisse, aux Etats Unis, au Pérou, en passant évidement par le Brésil. Certains d’entre eux sont accessibles à partir de cette page. J’ai reçu diverses reconnaissances pour mon travail en prose et poésie, parmi elles le prix du Meilleur Auteur Étranger (2014) de l’Union de la Presse Francophone de Monaco et le Prix d’Excellence Littéraire (2016) de l’Union Hispano-mondial des Ecrivains (UHE). Je me suis lancée comme éditrice en 2015, en publiant une anthologie poétique bilingue, français-espagnol, de six poètes sud-américains contemporains.

Depuis le temps de mon enfance, je vis en ayant la tête baignée dans le monde imaginaire. Comme le disait Baudelaire :

 « La faculté de rêverie est une faculté divine et mystérieuse ; car c’est par le rêve que l’homme communique avec le monde ténébreux dont il est environné. » (Charles Baudelaire, Les Paradis artificiels, 1860.)

 

Prêmio Excelencia Literária 2016 da Unión Hispanomundial de Escritores (UHE).

11°  Lugar no Concurso de Contos Fantásticos 2016 da Editora Fragmentos com “A união faz a ponte”.

2° Lugar no Concurso Corujão das Letras 2015 com o conto “Formigas Aladas”, Rio de Janeiro.

Menção Honrosa no “Concurso Metacantos 2015” de poesia da Editora Literacidade com o poema “Poeta em Nova Iorque”.

 

Prêmio Melhor Autor Estrangeiro 2014 da Union Internationale de la Presse Francophone de Mônaco.



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